La sieste au travail, une mode ou un mode de vie ?

PME Life & Style

Qui ne ressent pas, aux alentours de quatorze heures, un petit coup de fatigue. On se dit alors : « Mince, je ferais bien une petite sieste ». Mais pourquoi pas ?! Tout petit déjà, on est habitué à faire un petit somme une fois le repas de midi terminé. En grandissant, cette période de sommeil, malheureusement, disparait.

Cependant, des études ont été faites sur ce domaine. Toutes révèlent qu’en début d’après midi notre concentration chute, ce qui entraine par la même occasion une baisse de notre efficacité. Mais ces analyses montrent aussi une augmentation de la vitesse de travail après une courte sieste.

Cette augmentation va varier selon les personnes mais sera de 20% en moyenne. Alors, si en plus de ne pas être moins efficace, il s’avère qu’on devient même plus productif pourquoi n’est-ce pas encore généralisé ?

D’une part, c’est à cause de l’image négative que la sieste traine derrière elle. Or, on constate une amélioration notable de ce coté là, et la sieste n’est, bien souvent, pas demandée d’abord par les employés mais instaurées par les cadres et descend petit à petit l’échelle hiérarchique.

Mais, toutes les entreprises ne sont pas disposées à installer un local de sieste dans leurs locaux. Pour l’instant, ce luxe est réservé aux très grosses multinationales comme la marque Nike ou, en Suisse, Saatchi et Saatchi.

Une firme propose de petits matelas pliables avec un coussin intégré afin de pouvoir piquer un somme sous un bureau. D’autres, proposent des « couchettes » à louer. Zurich, est la première ville en Suisse a avoir mis en place ce système. Pour une pièce de cinq francs, il est possible d’aller s’allonger dans un lit pour y faire tranquillement sa sieste quotidienne (l’endroit n’est ouvert qu’en semaine et qu’entre 12h et 14h).

Mais, si la sieste augmente l’attention et la productivité, elle réduit surtout le stress. Dans la société actuelle, le stress est devenu un fléau. Lorsqu’on en a trop, on part en burn-out mais si on pique un petit somme, on est tranquille et on se sent plus heureux.

Cependant, personne n’a jamais deux heures à sacrifier pour dormir durant la journée. Et là ou c’est encore mieux c’est que rien que cinq minutes de siestes sont suffisantes.

On a trois types de siestes :

-          La sieste « flash » : Très prisée par Salvador Dali qui tenait dans sa main une cuillère qui le réveillait en tombant dans une casserole qu’il avait disposé sur le sol. Cette sieste ne dure qu’un tout petit moment. Cinq à dix minutes maximum qui peuvent vous donner l’équivalent de nonante minutes de sommeil nocturne.

-          La sieste « Relax » : D’une durée de vingt minutes, elle permet de récupérer pour se réveiller plus efficace.

-          La sieste « Royale » : Peut-être la dernière qui fait de quelqu’un un fainéant. D’une durée supérieure à vingt minutes.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’au cours de ces temps de repos, dormir n’est pas forcément requis. Au début, l’utilisateur risque fort de ne pas avoir l’impression de s’endormir. Ce n’est pas un prétexte pour arrêter. La sieste, ça se pratique. Au bout d’une période d’adaptation, chacun peut facilement s’évader quelques minutes puis reprendre sa place et attaquer le travail d’un plus bel entrain.

Dans certains pays asiatiques, les employés sont presque obligés de faire leur petit somme après le repas. Chez nous, c’est encore marginal, mais de plus en plus d’entreprises et de travailleurs s’évertuent à pratiquer la sieste. Elle est utile tant pour l’employé que l’employeur et peut permettre, de prolonger le temps de travail efficace jusqu’à deux heures supplémentaires.

Très utilisée par les grands de ce monde, elle permet, parait-il d’avoir des idées inédites qu’une nuit de sommeil et une journée d’éveil ne permettent pas.

 

Romain Wanner/Redacteur d’Actu PME

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